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Restaurant /Bar à vins  Club Jazz

Produits de l'agriculture biologique

4 Quai de la Marine

89000 AUXERRE

Tel : 03 86 34 28 47

 

 

 

 

SERVICE RESTAURANT du mardi au samedi

heures d'hiver:

midi 12h - 13:30h, soir 19h- 21h

En Janvier , c'est fermé ...congés

 

 

 

 

 

 

09/10/2015  -  21h30

TBONE KELLY BLUES USA

Originaire de Chicago, Tbone Kelly roule sa bosse sur les routes du monde entier en chantant le blues depuis une bonne trentaine d’années.  

Bercé depuis sa tendre enfance par les monstres sacrés que sont Mahalia Jackson , Muddy Watters ou Ray Charles , Tbone est imprégné jusqu'à l'os , de blues et de soul .

De ses premières scènes dans les années 80 , au "Blues Festival d'Honolulu" à Hawaï , à "Jazz in Marciac" ou je l'ai découvert cette année , Tbone a joué partout autour du monde dans les clubs , dans la rue etc avec à chaque fois la même énèrgie , le même groove qui vous scotche là à l'écouter et à battre la semelle jusqu'à la dernière note.

 

 

 

 

 



C’est en 1957 à Chicago aux Etats-Unis, que James J. Kelly fait ses débuts d’artiste dans une maison remplie de musique.  Avec trois soeurs pianistes, une mère pianiste aussi, irlandaise et férue de gospel et un piano Chicago, pas un jour ne se passe sans musique, sans le jazz et le blues de ces oiseaux du Sud venus chercher travail et fortune dans Chicago l’industrielle. Pour notre jeune Tbone, la grande chanteuse gospel Mahalia Jackson est une compagne souvent retrouvée à la radio et à la télévision, tout comme les regrettés Muddy Waters (qui habitait à quelques kilomètres de la maison familiale), Ray Charles et Ramsey Lewis. Tbone se souvient comment, alors enfant dans les années soixante, il avait été ému par Miss Jackson chantant à l’inauguration présidentielle de John F. Kennedy, ainsi qu’à l’enterrement du président après son assassinat. “Soul is soul, regardless of musical style, and I got to hear the gospel, jazz and blues I knew as a young boy evolve into the rock and soul sounds of the sixties. When Janis Joplin and Joe Cocker started getting big, I knew music is what I wanted to do.” (“L’âme se retrouve dans la musique indépendamment des styles musicaux. Ce que je trouvais dans le gospel, le jazz et le blues de mon enfance, je l’ai retrouvé dans le rock et la soul des années 60. Quand Janis Joplin et Joe Cocker ont commencé à être connus, j’ai su que la musique était ce que je voulais faire”)

Considéré trop voyou pour les leçons de piano, ‘Jimmy’ reçu sa première guitare à l’âge de 10 ans, précieux cadeau de son grand-père irlandais.  C’est à ce moment-là que tout commença : le bal de l’école à 15 ans, puis départ en vadrouille avec sa guitare, de Chicago à Honolulu, jouant dans les festivals et les bars d’Asie et d’Europe.

 

Son surnom, Tbone, il l’a hérité de ses années passées à Chicago lorsqu’il travaillait dans le milieu de la musique,  comme Purdom’s et le légendaire  Monte’s Music dans la banlieue de Chicago, (il tenait parfois le magasin pendant que le patron, Dennis Monte, était en tournée avec son groupetoured).  Il fut même garçon à tout faire pour The Briteset  de Chicago et The Emil Monte Orchestra. A l’âge de 16 ans, il travailla durant un été dans un magasin célèbre de Chicago,  le Jack Checcini 's Guitar Studio, et alors qu’il vendait les plus belles guitares aux grosses pointures de la scène Blues tels que Bumble Bee Bob du Chicago Slims Band, il essayait d’en apprendre le plus possible de ces légendes vivantes.  Tbone devint peu à peu son surnom, ayant débuté comme une sorte de blague avec ses collègues du magasin de guitares.

Après s’être engagé dans la Marine en 1975, TBone participa à toutes les sessions de Blues qu’il put trouver entre Manille et le Japon, la Tasmanie et Taiwan, cuistot chantant sur un remorqueur en pleine mer, aidant à retrouver des réfugiés Vietnamiens égarés ou travaillant aux réparations du bateau et ce jusqu’à la fin des années 70.

 

Tbone quitta la marine en 1983 et se posa à Hawaii pour y devenir père de famille, musicien et travailleur social.  C’est à Hawaii qu’il commença à se produire professionellement sous le pseudonyme de Tbone Kelly. Il raconte : “ J’ai formé un groupe qui s’appelait The Shades avec la chanteuse Soul Anna Lewis. Nous avions deux vraies choristes, et une section cuivre complète. Nous étions l’animation pour l’équipe de football américain de l’île. C’était un coup du promoteur vu que l’équipe n’attirait plus assez de public à elle seule. Nous nous sommes alors retrouvés devant 6000 personnes et en direct à la télévision sous le nom de Tbone and the Shades et la presse a très bien réagit. C’est ainsi que tout a vraiment commencé.”

 

Kelly a continué à se produire sur la scène Blues d’Honolulu, parallèlement à sa carrière académique, travaillant à la protection de l’Enfance, et plus tard dans les prisons d’Hawaii.

 

 “Durant les années 80, on m’a demandé de former un groupe pour le guitariste de Bill Haley and the Comet, Nick Masters. Il était pratiquement à la retraite et participait à une émission de télévision chaque année pour une association caritative. C’était une légende locale, une figure importante pour moi et j’étais très fier de jouer avec lui. Le groupe s’appelait The Duck Soup Blues Band, et j’ai même pu jouer quelques uns de mes propres morceaux à l’antenne. Nous avons joué ensemble pendant 5 ans à la télévision d’Honolulu avant sa mort en 1995. Chaque concert que je fais, je pense à lui.”

 

Quelques temps avant de terminer son doctorat, Tbone intégra un groupe, The Stran?ers  ( Oui, avec le point d’interrogation!) qui reprenait les morceaux blues des très British Rolling Stones, Kinks, The Who et The Animals.  Le groupe travailla ensemble pendant 2 ans, se produisant dans des soirées privées et des pubs, pour la fête de la St. Patrick (une des plus grosses fête d’Honolulu), fit la première partie des Fleshtones à l’Andrews Ampitheatre, et du film des Rolling Stones... Ils jouèrent et enregistrèrent au festival Blues d’Honolulu en 1992 et leur reprise de Cadillac Walk passa à la radio à Honolulu, et plus largement à New York et dans le reste des Etats-Unis. “ Ce disque continue d’apparaître de temps en temps, je l’ai même trouve une fois dans un juke-box en Belgique! Ca marchait bien pour nous, jusqu’à ce que notre guitariste soit embauché comme roadie avec l’orchestre symphonique d’Honolulu. On a donc changé notre nom en Tbone Kelly and Tattoo Bleu, et on a joué sous ce nom jusqu’à ce que je parte pour l’Irlande.”

 

Après son arrivée en Irlande en 1997, Kelly commença à jouer solo dans les pubs et les salles de concerts de l’île.  Il chanta ensuite avec le groupe Louis Lee Blues pendant un an, et ensuite le Travelling South Blues Band,  tout en continuant à se produire en solo à Dublin et dans les environs, mais aussi sur le continent européen. Il a participé durant deux années consécutives au festival Blues de Wexford, ville ou il avait d’ailleurs gagné le prix du meilleur chanteur de pub  (Wexford Opera Festival’s Singing Pubs contest). (“J’ai gagné un concours de chant dans un pub de Wexford une semaine après être arrivé en Irlande, j’étais si fier! J’ai toujours la chope chez moi). Il a joué dans les rues de Lorient pour le festival Interceltique, y a vendu des disques, et est apparu dans la presse locale. Il a récemment joué à Berlin, Paris, Amsterdam, Brussels et dans le Sud de la France.  En 2000, il a produit un disque de poésie improvisée sur du blues et du jazz et en 2005 a sorti Tbone Kelly, No Expectations; une collection de morceaux hétéroclite allant d’une reprise de morceaux Blues des Rolling Stones à ses propres versions des classiques du Blues.